Divergence – Veronica Roth

divergenceDans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en cinq factions, chacune consacrée au culte d’une vertu dans l’espoir de former un civilisation parfaite : les Altruistes, les Sincères, les Audacieux, les Fraternels, les Érudits. À 16 ans, chaque adolescent doit choisir sa faction, pour la vie. Le jour du choix, Béatrice comprend qu’elle est différente: elle est divergente. Elle hésite entre rester avec sa famille et être elle-même, mais elle ne peut choisir les deux. Alors, elle prend une décision qui surprend tout le monde, même elle-même…

Quand même un air de déjà vu. J’en ai entendu beaucoup parler, mais je devais être sur une autre planète pour ne pas l’avoir lu encore. Ça ressemble beaucoup à Uglies, à La résistance, et même un peu à Hunger Games. Un futur post-apocalyptique où les gens sont séparés selon des caractéristiques spécifiques supposément pour garder la paix. Évidemment, c’est trop simple pour fonctionner, comme dans toute série de ce type. Bref, on ne réinvente pas le genre, mais je dois être un bon public pour ce genre d’histoires, puisque je l’ai lu très rapidement et je vais aller chercher la suite prochainement. Éventuellement, je vais sûrement visionner les films, même si ceux-ci ont tendance à ne pas être à la hauteur.

Monstres; Satyre – JM Bonnel

Un jeune homme du nom de Stanislas se réveille au milieu du désert pour découvrir avec surprise qu’il a des cornes et des jambes de bouc… Le pauvre hère ne garde aucun souvenir de ce qu’était sa vie jusqu’alors. Il comprend bientôt qu’il est un satyre, un « monstre ».

Au fil de rencontres singulières avec d’autres créatures tout aussi étranges que lui, Stan finit par se rappeler qu’il a été banni de son monde pour avoir adopté un comportement impropre à un satyre. Il se souvent en outre de son amour pour la belle Sylène, lequel lui aura valu d’être chassé des siens.

Encore une fois, j’ai trouvé que l’idée de base était bonne. J’ai bien apprécié recroiser Théodora et voir la version de Stan de leur rencontre. Par contre, j’ai été un peu plus agacée par la faiblesse de certaines tournures de phrases. On dirait que les personnages ne pouvaient pas dire quelque chose sans avoir une intention derrière, que l’auteure soulignait à grands traits. Aussi, je n’ai pas compris la nécessité qu’un chapitre sur deux soit au « je » (Stan) et les autres soient à la troisième personne. J’ai trouvé que cela alourdissait inutilement le texte. Je ne sais pas si c’était la même chose dans le premier et que je n’avais simplement pas remarqué, mais pour celui-là, cela m’indisposait. Je continue de penser que la trame narrative est intéressante et que le monde et les personnages sont très bien développés. Je serai donc à l’affût du dernier livre de la trilogie, l’histoire de Calista, la cyclope.

Tome 1 : Gorgone

Entre Dieu et moi, c’est fini – Katarina Mazetti

Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.

Seulement, voilà, Pia s’est jetée sous un train. Alors, Linnea se souvient, puisque comme dit son excentrique grand-mère, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir ».

Un livre et une écriture simples, mais combien touchants. En fait, Linnea est touchante, touchante de vérité. Son histoire n’est pas facile : sa meilleure amie vient juste de se suicider. On n’en parle pas beaucoup, on effleure à peine le sujet, mais c’est assez pour nous faire comprendre tous les bouleversements que cela provoque chez Linnea. Sans être centré ce drame, le livre évoque la vie trouble que peut être celle d’une adolescente. Une adolescente différente, mais également comme toutes les autres : elle n’a rien de plus, rien de moins, avec tous les questionnements que cela apporte.

Il s’agit du premier livre d’une trilogie, je poursuivrai la découverte de l’univers de Linnea avec plaisir, en espérant que l’auteure ait été plus douce envers son héroïne.

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Stieg Larsson

fillequirevaitTandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ?

S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Comme pour le premier tome, le début est un peu lent à démarrer, mais la recette fonctionne bien. À partir des meurtres, je n’ai pas pu me détacher du livre. Pas moyen de lire une autre histoire, je ne pensais qu’à continuer à lire celui-là. À mon avis, le deuxième tome est meilleur que le premier. Peut-être parce que je connaissais déjà les personnes et que malgré les noms particuliers, je n’avais pas de mal à m’y repérer. Malheureusement, contrairement au premier livre, qui bouclait l’histoire, celui-là nous incite à lire le troisième… Moi qui voulais prendre une pause pour me consacrer à un autre livre, je crois que je vais avoir du mal à le faire…