C’est fait

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J’étais en attente pour une chirurgie bariatrique. Voilà, c’est dit. Pas que j’en aie honte, mais je n’ai pas vraiment le goût  de m’en vanter non plus. Mon cheminement m’a amenée là, avec mon trouble alimentaire, les démarches auprès de ma psychologue, de ma nutritionniste et de mon endocrinologue, j’étais rendue là pour pouvoir récupérer une qualité de vie et faire tout ce que j’ai tellement envie de faire avec mes enfants.

J’avais entrepris les démarches il y a un peu plus de deux ans. J’ai rencontré le chirurgien en février dernier et j’avais pour environ 1 an à attendre avant que ce soit mon tour.

La semaine dernière, coup de théâtre : comme je suis un cas simple de chirurgie d’un jour et que plusieurs salles se sont libérées pour les vacances, j’ai su le mercredi que je me faisais opérée 8 jours plus tard, soit le 18 août 2017. Il y a donc deux jours.

C’est ce qui explique un peu mon silence ici. J’ai dû réorganiser toutes les vacances prévues, le travail (je ne partais plus pour 3 semaines de vacances, mais pour 1 semaine de vacances et 6 semaines de convalescence), s’organiser avec les enfants, etc.

C’est maintenant fait. Après trois jours de camping avec les enfants, ceux-ci sont allés chez les beaux-parents et j’ai eu la chirurgie.

Tout va bien. La douleur est très tolérable, au point que je n’ai pas besoin des antidouleurs. Les enfants reviennent ce soir et j’ai hâte de les voir.

Je vais apprendre à apprivoiser ma nouvelle situation et j’ai hâte de pouvoir attaquer ma liste. La liste que j’ai faite de toutes les choses que je veux essayer et pour lesquelles mon poids me limitait et, bizarre à dire pour moi peut-être, 90 % de ces choses sont des sports.

Je pourrai vous parlez alors de mes nouvelles expériences! 🙂

Je lis… Manger, un jeu d’enfants

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mangerLes repas sont devenus une lutte à finir avec votre enfant? Vous trouvez qu’il ne mange pas assez? Qu’il mange trop? Qu’il est trop sélectif? Partout on vous dit que votre enfant doit manger assez de ceci, assez de cela. Partout on brandit des statistiques alarmantes sur les taux d’obésité infantile. Que faire? Lui offrir des aliments sans sucre et sans gras?

Nourrir son enfant et lui apprendre à se nourrir semblent maintenant des tâches très compliquées… Pourtant, rien n’est plus simple. Il s’agit de le laisser utiliser les réflexes de faim et de satiété qu’il a déjà à la naissance.

À la suite de mon dernier message, vous comprendrez qu’il était évident pour moi que je ne voulais pas que mes enfants développent une relation trouble avec la nourriture. C’est pour ça que j’ai lu beaucoup et que je me suis informée. Je sais que je ne suis pas la seule responsable (avec mon conjoint) de leur relation, mais je voulais quand même mettre toutes les chances de mon côté. C’est ce livre qui m’a parlé le plus, même s’il va à l’encontre de tout ce qu’on entend depuis toujours. Le principe général est simple : je décide de la qualité de ce qu’ils mangent et ils décident — toujours — de la quantité.

C’est très confrontant tout de même. Ça veut dire les laisser manger autant qu’ils veulent de poisson, de légumes, mais aussi de gâteau et de chips quand ils sont au menu ou disponibles. Ça veut aussi dire que ça se peut qu’ils ne prennent que deux bouchées de leur repas, mais qu’ils mangent trois yogourts par la suite. Parce que le droit d’avoir du dessert n’est pas relié au fait que le repas principal ait été mangé ou pas. Il n’y a pas non plus de négociation, du genre, deux bouchées de brocoli et tu as ton dessert. La seule exigence : ils doivent goûter à chaque élément du repas. Une fois que cette exigence est remplie, lorsque tout le monde a terminé son repas principal (que ce soit trois bouchées ou toute l’assiette) et qu’on sort le dessert, tout le monde y a droit et pas juste une portion si c’est ce qu’ils souhaitent. Seconde exigence : tu écoutes ta bedaine. Si tu n’as plus faim, tu n’as plus faim.

Et ça marche. Souvent, même lorsque le dessert est sorti, Ludo retourne à son plat principal. Jojo peut arrêter de manger un biscuit au chocolat après une bouchée parce que « sa bedaine a plus faim ». Avouez que vous auriez tendance à le terminer vous? Bien, moi aussi! Il n’y a pas de desserts tous les soirs, et la plupart du temps, ce sont des fruits, du yogourt ou des galettes maison. C’est sûr que c’est facile de laisser manger son enfant à sa faim quand il mange une pomme, mais c’est plus confrontant de le laisser faire quand c’est du gâteau. Les enfants, enfin, Jojo, puisque Ludo est encore jeune, est plus encline à goûter de nouvelles choses, car elle sait qu’elle ne sera pas obligée d’en manger plus d’une bouchée. Souvent, elle va dire qu’elle n’aime pas ça, mais la fois suivante, elle en mangera encore une bouchée et, graduellement, elle en mangera plus, ou pas. On a tous nos goûts!

Ce n’est pas une recette miracle et je ne suis pas certaine d’appliquer la philosophie du livre au complet correctement, mais je ne vois que du positif pour le moment. Mes enfants mangent de tout, à leur faim, et savent écouter leur satiété, et c’est ce dernier aspect que je trouve le plus important. Je ne m’inquiète pas quand ils soupent à peine, car je sais qu’ils ont mangé beaucoup à la garderie le midi, c’est normal qu’ils aient moins faim.

Bref, je recommande!

Manger, un jeu d’enfants
Auteures : Guylaine Guevremont et Marie-Claude Lortie
Éditions La Presse

Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires 2017

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Du 1er au 7 février 2017, c’est la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires et c’est important pour moi d’en parler.

Même si je ne le crie pas sur tous les toits, je souffre d’un trouble alimentaire, l’hyperphagie boulimique. C’est un trouble beaucoup moins connu que l’anorexie et la boulimie, mais pourtant plus fréquent.

J’ai pris conscience de mon problème peu après ma première grossesse. J’avais mis toutes les chances de mon côté pour prendre ma santé en mains : programme alimentaire équilibré, programme d’entraînement avec que des choses que j’aimais faire, etc. Pourtant, rien ne semblait fonctionner. Alors que j’étais reconnue pour ma persévérance autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle, je semblais manquer de volonté pour ma santé. J’ai décidé de consulter une psychologue qui a mis des mots sur ma souffrance : l’hyperphagie.

J’ai consulté quelques semaines, mais les méthodes de la psychologue ne me mettaient pas à l’aise. Même si j’avais des résultats (diminution des rages), j’anticipais de plus en plus les thérapies parce que j’étais mal à l’aise. Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai cessé d’aller en thérapie parce que celle-ci me causait plus de stress que de bienfaits.

Après mon deuxième accouchement, j’étais plus motivée que jamais. J’ai engagé un entraîneur privé qui venait me voir à la maison aux deux semaines et malgré les difficultés avec mon fils, je m’entraînais régulièrement. C’est à ce moment que j’ai commencé à compter les calories. J’avais des résultats sur la balance (les seuls résultats qui m’intéressaient), mais je devenais de plus en plus obsédée. Je ne perdais plus de poids, je perdais ma motivation et j’ai replongé tête première dans les rages alimentaires. Je me cachais pour manger de grosses quantités et j’avais honte. J’avais honte également de l’argent que je dépensais pour un entraînement qui ne donnait plus de résultats. D’ailleurs, à ce moment-là, on commençait à consulter pour le retard langagier de ma fille et j’avais l’impression de gaspiller de l’argent qui pourrait lui être plus utile.

J’ai cessé l’entraînement, cessé de compter les calories et la balance a commencé à monter, monter, tout comme ma culpabilité. Grâce au programme d’aide aux employés de mon employeur, j’ai décidé de retourner consulter un psychologue, tout en me promettant de trouver quelqu’un avec qui je me sentirais à l’aise. J’ai trouvé une psychologue qui avait de l’expérience dans les troubles alimentaires, je lui ai expliqué pourquoi je n’avais pas aimé ma première thérapie et ça a cliqué. J’allais la voir aux deux semaines et, bizarrement, jamais, ou presque, on ne parlait de ma relation avec la nourriture, mais plutôt des émotions sous-jacentes. Graduellement, les crises ont diminué jusqu’à quasiment disparaître. Rendu-là, j’étais encore en conflit avec ma balance. Même si je n’avais plus de rages, je voulais améliorer ma santé.

Après quelques mois, j’ai également consulté une nutritionniste qui était spécialisée dans les troubles alimentaires. Je dois avouer que j’y allais à reculons. J’avais peur qu’elle me dise de manger ci, et ça, et surtout pas ça, et que ça me replonge dans mes crises. J’ai été surprise de son approche où il n’y avait aucun interdit. Au début, je devais juste changer de petites choses.

Au fil des mois, en alternant la psychologue et la nutritionniste, mon alimentation s’est améliorée, les crises étaient chose du passé, mais la balance ne bougeait toujours pas.

J’en suis là. Les crises sont encore du passé, mais je suis encore fragile. À cause des thérapies des enfants, j’ai dû mettre un terme à mes rencontres avec la psychologue et la nutritionniste, du moins, jusqu’à ce que j’aie droit à nouveau au programme d’aide aux employés.

Malgré tous mes efforts, ça ne paraît pas. Je trouve encore difficile de me faire dire de juste arrêter de manger et que ça va régler mon problème. Parfois, j’aimerais mieux être accro à la une drogue ou à l’alcool, au moins, je pourrais couper complètement, alors que la nourriture est essentielle à la vie.

Je n’abandonne pas.

En attendant, avant de faire un commentaire sur l’apparence, le poids (que ce soit le surpoids ou la minceur) de quelqu’un ou sur ce qu’il mange, tournez votre langue sept fois dans votre bouche et parlez dont de la météo, ça n’a jamais fait de mal à personne ça.

Et maman?

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Parfois, j’ai l’impression que ma vie tourne autour de mes enfants et que je me suis oubliée au milieu de tout ça. Pourtant, j’ai de quoi m’occuper.

Je traîne un surplus de poids depuis toute ma vie adulte et ça m’embête de plus en plus. Le problème est plus profond que ça. Après la naissance de Ludovic, j’avais mis toutes les chances de mon côté : entraîneuse privée, plan alimentaire. J’étais assidue, motivée et tout allait bien. J’avais même atteint mon plus bas poids de ma vie adulte. Le retour au travail a été difficile, la routine, la fatigue, le transport, faire à manger dans la cacophonie d’enfants – supposément – affamés.

Les bibites enfouies ont fini par remonter et j’ai dû les affronter. Je consulte une psychologue depuis bientôt 1 an pour un trouble alimentaire qui doit remonter à très loin. J’ai rappelé mon entraîneuse dernièrement, pour me remettre sur la bonne voie et me redonner le goût de bouger. Je vois également une nutritionniste spécialisée dans les troubles alimentaires. Je fais aussi appel à un traiteur pour quatre soupers par semaine, ce qui m’enlève un stress. Je reparlerai plus tard de ma conciliation travail-famille.

Évidemment, ce sont des coûts qui s’ajoutent aux frais déjà engagés pour l’orthophonie, l’ergothérapeute, la prématernelle… Mais je crois que je dois aussi penser à moi, pour être bien et être une bonne mère. Ça implique des sacrifices et des choix qui ne sont pas toujours faciles à faire ou à justifier. Je travaille là-dessus.