L’enfant qui venait d’un livre – Didier Van Cauwelaert

Louise, hôtesse d’accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu. Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble.

Qui est-il? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens?

Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s’efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu. Quelle vérité fuit-il dans l’imaginaire? A-t-il, comme il le prétend, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline?

Le livre est tant qu’objet est intéressant, mais un peu difficile à manipuler, surtout pour qui lit dans les transports en commun, souvent appuyé sur un poteau. L’histoire demeure simple, mais quand on sait qu’elle est inspirée d’un cas vécu, elle prend une tout autre dimension. Bien que ce soit un romanga, je n’ai pas vu la plus value d’ajouter la version manga dont on parle dans le roman. Je trouvais que le roman en soi l’illustrait très bien sans qu’on soit obligé d’avoir l’objet entre les mains. Une belle initiative de l’auteur qui se traduit par des fonds amassés pour le traitement de la dystonie musculaire déformante, une malade du cerveau chez les enfants. Une belle idée pour ramasser des fonds.

Hors de moi – Didier Van Cauwelaert

horsdemoi« J’ai tout perdu, sauf la mémoire. Il m’a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu’il n’est pas moi : j’en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps? Et qui va me croire? »

Dès le début, on se demande qui est le vrai Martin Harris. Sur ce coup-là, Didier Van Cauwelaert réussit bien à capter notre attention. Tout au long de l’histoire, il sème des pistes, des doutes, des interrogations. Un peu comme dans L’évangile de Jimmy, on a du mal à savoir où il s’en va. C’est bien écrit, on embarque facilement dans l’histoire et on s’attache rapidement à Martin, qui veut tant retrouver sa vie d’avant et son identité. J’ai particulièrement aimé les bouts instructifs sur la botanique. Peut-on vraiment faire témoigner des fleurs!? Ça se gâche environ 20 pages avant la fin. J’aime les suspenses et être surprise par la fin, mais je veux avoir l’impression que la fin est plausible, qu’on a semée des indices tout au long, que je n’ai pas su voir, ce qui n’est pas le cas ici. Le livre aurait pu finir d’une façon totalement différente, et ça n’aurait rien changé tellement c’est déconnecté du reste de l’histoire. Au final, c’est un livre bien écrit, mais dont la fin aurait intérêt à être plus liée au reste du récit.

J’ai obtenu ce livre grâce à Blog-o-Book et aux éditions Livre de Poche, merci.

L’éducation d’une fée – Didier van Cauweleart

Que faire lorsque la femme de votre vie décide de vous quitter parce qu’elle vous aime? Comment sauver le couple de ses parents quand on a huit ans? Une fille à la dérive peut-elle devenir une fée parce qu’un petit garçon a décidé de croire en elle?

Avec la force, l’humour et le style qui ont fait le succès de tous ses romans, Didian van Cauwelaert, prix Goncourt pour Un aller simple, nous montre une fois encore comment le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux, et la détresse ouvrir le chemin d’une seconde vie.

J’avais bien aimé le livre L’évangile de Jimmy de cet auteur. Pourtant, L’éducation d’une fée, qui a été écrit avant, est très différent. Pas de grandes enquêtes, un suspense léger, on est loin des attaques du FBI. J’ai eu du mal à embarquer, peut-être que j’attendais la fée? Mais au fil des pages, je me suis attachée aux personnages. Le récit est un peu trop linéaire, peu de rebondissements et il est somme toute prévisible. Ça demeure tout de même une lecture agréable, pas de grosses surprises, mais j’ai passé un bon moment.