La fille invisible – Émilie Villeneuve

La grosse conne, c’est Flavie, 15-ans-presque-seize. Flavie est une jeune fille à la fois timide et curieuse. Pourtant, elle croit qu’elle est une catastrophe sur deux pattes, un désastre ambulant. Au début de l’été, elle décide donc de se faire un programme pour devenir une nouvelle Flavie : une saine alimentation, aucun dessert et du jogging une heure par jour. C’est le début d’une chute vertigineuse. D’abord, du poids de Flavie, puis de son existence tout entière.

Cette bande dessinée dresse un portrait réaliste, et parfois brusque, de la maladie qu’est l’anorexie mentale. En se mettant à la place de Flavie, on peut comprendre un peu mieux ce qui oblige la jeune fille à courir après un idéal physique impossible à atteindre. Il n’est pas ici question d’apparence ou de beauté, mais bien de contrôle.

La bande dessinée se divise en deux parties qui s’entrecroisent : l’histoire de Flavie et la rencontre d’une journaliste avec un docteur spécialisé en anorexie mentale. Bien que cette partie plus théorique soit intéressante, j’aurais aimé qu’on donne une plus grande exposition à Flavie. Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage, côté vulgarisation, fait le travail, et ce, sous une forme accessible.