L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet – Reif Larsen

T.S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu’il a reçu le très prestigieux prix Baird et qu’il est invité à venir faire un discours. À l’innu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC… Mais là-bas personne ne se doute qu’il n’est qu’un enfant.

Muni d’un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde… Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

Parfois je choisis un livre pour sa page couverture, pour son titre ou pour le résumé, mais cette fois-ci, j’ai choisi ce livre pour les illustrations et la mise en page à l’intérieur du livre. J’adore les livres qui ont un peu de fantaisie dans les pages. Ici, on voit les croquis de T. S. Spivet dans les marges, ainsi que de l’information supplémentaire qui n’est pas nécessaire à la compréhension du livre, mais qui ajoute à son charme. Malgré tout, ce sont ces ajouts qui ont failli me faire passer à côté de cette merveilleuse histoire. En effet, je décrochais facilement de l’histoire en me concentrant trop sur ce qui se passait dans les marges. Après une centaine de pages (eh oui, c’est beaucoup quand même!), j’ai réussi à me concentrer et à suivre les petites histoires parallèles. J’ai adoré découvrir la science à travers les yeux du jeune garçon. Quelques invraisemblances m’ont fait un peu tiquer, mais rien pour m’enlever le plaisir de lire cette histoire.

Et que dire du superbe site internet (en anglais), qui permet un beau supplément à l’histoire.

Vraiment, une très belle découverte que j’aimerais bien ajouter à la bibliothèque qu’auront mes enfants.

Belle coïncidence, au moment où j’ai emprunté ce livre, il a également été choisi pour le Blogoclub, auquel je suis inscrite depuis 2007. Malheureusement, je n’ai pas participé régulièrement depuis et j’espère bien pouvoir y remédier à partir d’aujourd’hui.

13 petites enveloppes bleues – Maureen Johnson

Ginny découvre, à la mort de sa tante adorée, 13 petites enveloppes bleues, comme autant de signes dans un jeu de piste. Voici la jeune Américaine partie pour un grand voyage à travers l’Europe. À Paris, Londres ou Rome l’attendent la vie et l’amour.

La tante décédée de Ginny lui a organisé une sorte de chasse au trésor. Sans pouvoir communiquer avec sa famille pendant cette période, l’adolescente de 17 ans s’envole pour l’Europe où elle visitera plusieurs pays. Sa tante avait tout prévu, sauf Keith, enfin, peut-être l’avait-elle prévu dans le fond. Au cours de ce périple, Ginny apprend à mieux se connaître et à se faire confiance. Une quête de soi hors du commun.

J’ai bien aimé ce livre, que j’ai trouvé un peu difficile à croire, mais ça ne m’a pas empêchée de découvrir l’Europe avec les yeux de Ginny.

La frousse autour du monde 3 – Bruno Blanchet

Après le grand succès des premiers tomes, Bruno Blanchet revient avec les récits de sa troisième année de pérégrinations avec entre autres : le choc culturel de l’Éthiopie, une croisière en boutre à la recherche d’un oiseau rare… et la côte africaine sur son Fidèle vélo.

« Dans deux jours, je repartirai en direction du lac Tanganyika. 600 kilomètres. Dont 150 à travers un parc national où abondent les éléphants, les girafes et les lions. Dangereux? Oui.

Mais je ne crains pas les lions. J’ai appris un truc. Tu leur rentres la main dans la bouche, tu leur saisis la langue, tu tires de toutes tes forces et, floc! tu les vires à l’envers, comme des bas sales.

En attendant, comme je vous le disais, rien à signaler. »

« Rien à signaler », sauf des camarades de tout acabit : curé sauveur, « moumoune » aux cris stridents, géant ornithologue ou brute des quartiers pauvres… « Rien à signaler », sauf la poésie dépaysante dont Bruno Blanchet est capable!

En prime, ce 3e tome teste une technologie nouvelle où Bruno Blanchet se téléporte virtuellement dans les pages pour vous parler en « expérience plus que réelle » (augmented reality).

Un livre illustré encore plus vivant que les autres, avec des collages de photos personnelles et une « expérience plus que réelle » inédite!

Encore une fois, j’ai été conquise par la façon dont Bruno Blanchet nous raconte ses aventures ou mésaventures en voyage. Il m’a fait rire et m’a émue à plusieurs reprises et me donne envie de voyager à chaque ligne qu’il écrit. À travers ses textes, on comprend le vrai sens de « choc culturel ». Dernièrement, il a indiqué qu’il cesserait d’écrire dans La Presse ses péripéties, mais qu’il reviendrait peut-être plus tard. Espérant qu’il revienne très vite, je ne peux qu’espérer qu’il y aura une Frousse autour du monde 4, 5, et pourquoi pas, 6. Un livre rempli d’images, photographiées, illustrées et mentales.

Tranche de vie (de couple)

Mise en contexte : la semaine dernière, M. X est allé en Gaspésie pour le travail. Alors que ça devait durer deux jours, il est finalement resté là-bas cinq jours. Extrait de la conversation de jeudi soir :

Jess : Je m’ennuie, j’ai hâte de te voir!

M. X : Moi aussi, j’ai presque plus de linge.

Bon, ok, cela a été précédé et suivi de phrases beaucoup plus, comment dire, romantiques, mais j’ai tout de même trouvé ça très drôle!

C’est le temps des vacances!

Enfin!

Départ pour Halifax, demain matin, à 6 h. Bon, ce n’est pas tout à fait ma façon préférée de commencer mes vacances : me lever à 5 h du matin, mais il faut ce qu’il faut.

12 heures de route, avec deux chats en plus… Je sens que je vais avoir hâte d’arriver!

Il n’y aura probablement pas de billets avant début septembre.

Bonne fin d’août!

La frousse autour du monde – Bruno Blanchet

la-frousse-autour-du-mondeDans une esthétique exotico-trash, Bruno Blanchet nous entraîne avec lui dans sa première année de périple de La Frousse autour du Monde (2004-2005). En plus des textes poétiques et drôles des 41 premières chroniques, Bruno a lui-même ajouté des commentaires inédits, des photos jamais publiées et des objets de voyages qu’il a pris soin de nous faire parvenir en provenance du bout de la planète! Retrouvez un Bruno absurde qui pose son regard original sur le monde et les gens qui l’entourent, qu’ils soient de Brossard ou du Myanmar.

Je lis les chroniques de Bruno Blanchet dans La Presse depuis un certain temps, mais j’ignorais que ça faisait si longtemps qu’il était sur la route. Dans La frousse autour du monde, on suit son périple en Asie et en Océanie. L’esprit ouvert, il essaie tout et affronte ses peurs pour vivre pleinement son aventure. Le livre est parsemé d’illustrations et de photos parfois très intéressantes, parfois un peu trop banales (ex.: le dessus de son passeport), mais le tout donne une très belle dynamique à l’ouvrage. Je suis ressortie de cette lecture la tête remplie d’images et avec juste une envie : ajouter un tampon sur mon passeport tout neuf.